Débarquement – 75e

Un été pour la liberté

 

L’histoire de la Normandie est ponctuée par des dizaines de dates clés. Mais il en est une qui détermine non seulement son destin, mais aussi celui du monde. C’est le 6 juin 1944. L’audace du Débarquement annonce la fin de la barbarie nazie, mais avant la libération de la France, la Bataille de Normandie fait rage durant l’été 44. Pour célébrer cet été pour la liberté, MyNormandie vous offre ce guide pratique qui vous permettra de découvrir facilement les festivités, les lieux de mémoire et les expositions qui constituent le riche programme du 70e anniversaire du Débarquement.

Bon voyage à travers l’histoire.

  

 

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Musee Airborne Sainte-Mere-Eglise Normandie D-Day © Mynormandie.fr
 

75 ans après le Débarquement en Normandie, un fusil Mauser revient à Sainte-Mère-Église

L’histoire suit parfois des chemins sinueux. C’est le cas de ce fusil Mauser n°41445 D ayant appartenu à un soldat allemand mort au combat sur la place de Sainte-Mère-Église. Récit.

Le 6 juin 1944, le parachutiste « Ed » appartenant à la 101eAir Force est largué au-dessus de Sainte-Mère-Église, mais quand il touche le sol, sa jambe se brise. Incapable de se relever, il git sur la place du village à côté du corps d’un allemand. Malgré sa blessure, il décide de subtiliser son arme, un fusil Mauser. Pour « Ed », la guerre est déjà finie. En fin de journée, il est évacué sur la plage, puis il embarque vers l’Angleterre pour recevoir des soins. Dans sa couverture de survie, le Mauser est bien dissimulé et commence pour lui un long voyage…

Un trophée de guerre à Miami

Rapatrié aux USA, « Ed » se rétablit en Floride. L’ex-para, qui reste handicapé par sa blessure (une jambe plus courte que l’autre) entre dans la société Texaco. Son adjoint est un Français, Daniel Chiron. Durant leur carrière, les deux hommes nouent des liens solides et lorsque « Ed » est touché par un cancer, il fait venir son ami pour lui avouer un regret : « J’ai récupéré ce fusil Mauser en Normandie au pied de l’église de Sainte-Mère. J’ai fait une grosse connerie, il faut que tu le ramènes en France ! » Le fusil change de mains, mais Daniel Chiron est embarrassé par cette arme de guerre. En 2011, il souffre lui-même d’un cancer. À son tour, il révèle à un autre collègue et ami, Jean-Claude Pellerin, l’existence de cet héritage encombrant : « Je suis malade et je ne pourrai par ramener ce fusil en France comme me l’a demandé « Ed » ».Le fusil change encore de mains. Mais ce n’est pas fini. Jean-Claude Pellerin n’a pas plus de chance puisqu’il est frappé par un AVC. Il confie l’arme à Michel dit « Papotin » qui a pour mission de trouver un lieu de destination pour le Mauser. Son choix se porte finalement, et en toute logique, sur le musée Airborne de Sainte-Mère pour un retour au point d’origine. Sous l’escorte d’un ancien commandant de gendarmerie, le 24 octobre dernier, les volontés de Ed sont enfin respectées, près de 75 ans plus tard. Fin de l’histoire ? Pas encore. Le musée espère retrouver l’identité du soldat américain et celle du soldat allemand, pour essayer de réunir les deux familles lors du 75eanniversaire du Débarquement. L’enquête ne fait que commencer…

Musee Airborne Sainte-Mere-Eglise Normandie D-Day © Mynormandie.fr

 

 

 

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CiteMerDebarquement75
La cité de la Mer I Cherbourg-Octeville (50)

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