75e anniversaire du Débarquement

Arromanches No more War D.Dumas

© Arromanches No more War D.Dumas

Le Débarquement en Famille

Avec le Débarquement du 6 juin 1944, la Normandie s’inscrit définitivement dans l’histoire en amorçant le retour de la paix et de la liberté en Europe. Mais comment transmettre cette mémoire aux jeunes générations ? Comment parler des enjeux de la guerre aux enfants ?

Avec la disparition prochaine des témoins du Débarquement, civils ou vétérans, la transmission de la mémoire du D-Day ne se fera plus de vive voix. Si une page se tourne avec les commémorations du 75e anniversaire du Débarquement, l’intérêt du public est toujours aussi vif. Parions que les prochaines générations – les enfants d’aujourd’hui – seront à leur tour de nouveaux relais de mémoire. 

Si les cimetières militaires et le port artificiel d’Arromanches restent des symboles inaltérables de l’engagement des Alliés sur le sol français, de nombreux musées font aujourd’hui preuve d’imaginat

ion pour transmettre la mémoire de façon ludique et proposer de nouvelles expériences. Le Mémorial de Caen, avec ses visites dédiées aux familles, propose aux enfants de découvrir le contexte de la guerre et les clés du conflit. Un guide les accompagne durant la visite avec une valise à la main. À l’intérieur, des objets significatifs et porteurs d’une histoire qu’il est permis de manipuler. À Courseulles, le musée Juno Beach vient d’intégrer à son parcours de visite, un deuxième parcours dédié aux enfants : Explore Juno, avec son application numérique et ses tablettes ponctuant les différents espaces. À Sainte-Mère-Église, le musée Airborne équipe tous les visiteurs d’un Histopad. Avec cette tablette, la visite s’enrichit de contenus interactifs et grâce au graphisme hyperréaliste, vous pouvez participer aux préparatifs des parachutistes américains qui s’apprêtent à sauter sur le Cotentin. À Saint-Côme-du-Mont, le Musée D-Day expérience présente un simulateur de vol en 4D unique au monde à l’intérieur d’un authentique C47 de 1943. Et le Mémorial de Caen lance sa nouvelle salle immersive avec la projection d’un film de 17 minutes à 360° sur 11 écrans !

Apprendre en jouant

Si la tendance est aux expériences immersives, la transmission de la mémoire passe aussi par le jeu. Deux escape games (Le Blockhaus : 60 minutes pour entrer dans l’histoire à Carentan, et Caen You Escape : la clé du D-Day) font appel à votre réflexion. Et pour prendre la mesure des événements du 6 juin 1944, le mieux est encore de se rendre sur les plages du Débarquement. À Omaha Beach, vous pouvez tutoyer l’histoire avec les activités nautiques proposées par Eolia Normandie. À Saint-Côme-du-Mont, la Batterie du Holdy propose de découvrir les lieux historiques de la série Band of Brothers à bord d’une Jeep Willys. Avec HéliÉvenement, vous pouvez survoler les plages du D-Day en hélicoptère. Mais il existe aussi une manière beaucoup plus douce pour découvrir la Bataille de Normandie : 88 km de véloroute traversent le Pays d’Auge de Cabourg à Montormel et 7 itinéraires sont rassemblés dans le topo-guide “Autour des plages du Débarquement à Vélo”.

Du côté des expos

Les expositions seront nombreuses durant les festivités. Impossible de les mentionner toutes, voici quelques suggestions : 1944, Derniers Témoins, de Jean-Michel Leligny (La Halle, Saint-Aubin-sur-Mer), Grandes Femmes dans la Guerre 1939-1945 (Centre Juno Beach), Cherbourg 1944… Et la liberté vint de la mer (Cité de la Mer), Rockwell, Roosevelt et les Quatre libertés (Mémorial de Caen), Jeux et Jouets de guerre (Mémorial de Falaise). 

 

guideDDay

Le guide des plages du Débarquement et de la Bataille de Normandie 2019

C’est le guide le plus attendu, avec ses 96 pages consacrées aux sites mémoriels, aux lieux de visites, et aux festivités du 75e anniversaire du Débarquement. 
Éditée par Normandie Tourisme, cette bible est disponible dans tous les offices de tourisme, mais vous pouvez aussi la télécharger sur le site www.normandie-tourisme.fr

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1.Norman Rockwell (1894-1978), Liberté d'expression, 1943. - copie 2 

 

Rockwell, Roosevelt et Les Quatre Libertés au Mémorial de Caen

Pourquoi est-il indispensable de réserver dès à présent pour visiter la prochaine exposition du Mémorial de Caen, dédiée au peintre américain Norman Rockwell ? 75eanniversaire du Débarquement oblige, le Mémorial s’attend, comme tous les musées, à un bond de sa fréquentation. Mais ce n’est pas la seule raison. Parmi les 80 œuvres qui seront présentées du 10 juin au 27 octobre, les quatre tableaux emblématiques des Quatre Libertés ne sont jamais sortis des États-Unis. Pour monter cette exposition exceptionnelle, le Mémorial a dû réaménager son espace d’expositions temporaires et l’élever aux normes internationales des grandes expositions. Conséquence ? La jauge sera réduite pour des raisons de sécurité et d’hygrométrie. L’exposition ne pourra recevoir simultanément plus de 160 visiteurs, d’où la nécessité de réserver. Plus de 15 000 réservations sont déjà enregistrées, ce qui pour Stéphane Grimaldi, directeur général du Mémorial de Caen, est un très bon indice du succès à venir de cette exposition. 

©   Norman Rockwell (1894-1978), Liberté d’expression, 1943.
Illustration pour The Saturday Evening Postdu 20 février 1943. Collection du Norman Rockwell Museum.
©SEPS: Curtis Licensing,Indianapolis, IN.Tous droits réservés. www.curtislicensing.com

 PRATIQUE > : Réservations : https://www.memorial-caen.fr/

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Appartement témoin Saint-Lo © My Normandie 2 Appartement témoin Saint-Lo © My Normandie 3 Appartement témoin Saint-Lo © My Normandie 4 Appartement témoin Saint-Lo © My Normandie 5 Appartement témoin Saint-Lo © My Normandie 1

Appartement témoin de Saint-Lô

Le 75eanniversaire du Débarquement, c’est évidemment le souvenir du D-Day, et dans son sillage, la reconstruction des villes normandes détruites par les bombardements alliés.

Saint-Lô, surnommée « Capitale des Ruines » par Samuel Becket, aurait pu être définitivement rayée de la carte. Détruite à 85 % en 1944, la ville a mis 20 ans à se relever. Comme elle ne pouvait plus retrouver son allure d’avant-guerre, la reconstruction, pensée par l’architecte Marcel Mersier et lancée à partir du 6 juin 1948, l’a propulsée d’un coup dans la modernité.  Pour le 75eanniversaire du Débarquement, la Ville de Saint-Lô a donc choisi d’évoquer cette période en réaménageant un appartement typique des années 50, avec son mobilier d’époque, son électroménager… et un nouvel art de vivre jusque-là inconnu de la majorité des Normands. 

Confort moderne

Robert Blaizeau, directeur des Musées de Saint-Lô, à l’initiative de ce projet, explique les caractéristiques de cet appartement de 60 m2, situé dans l’Enclos : « Le grand progrès, avec ces nouveaux appartements qui se construisent progressivement à Saint-Lô, c’est la luminosité. On découvre aussi un confort peu répandu jusque-là : les salles de bain, les WC, l’équipement des cuisines, dont l’énorme frigo américain est le symbole. Autant que la télévision ou le téléphone… On change radicalement d’époque en quelques années seulement. »

Cette reconstitution s’est faite à partir du mobilier provenant des collections départementales ou de la Ville, mais aussi grâce à de dons ou des prêts de particuliers. Dans le salon, les meubles – dont une commode et des fauteuils signés par le designer René Gabriel -,rappellent que les architectes ont répondu à la mission de reconstruire la France portée par le gouvernement, mais aussi les créateurs de mobilier qui devaient concevoir des modèles économiques, simples et rapides à fabriquer à grande échelle, sans négliger l’esthétique.

PRATIQUE >
L’appartement témoin de Saint-Lô se visite jusqu’au 29 septembre après un bref parcours dans la ville au départ du musée des Beaux-Arts, du mardi au dimanche, à 14 h et 16 h.  
Réservations conseillées au 02 33 72 52 55 puisque chaque visite est limitée à 12 personnes. 
www.saint-lo.fr

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D-Day : 30 ans de commémorations dans le viseur de Jean-Yves Desfoux

Dans une vie récente, mais désormais révolue, le Granvillais Jean-Yves Desfoux était photographe pour Ouest France, premier quotidien français. À ce titre, il a couvert toutes les commémorations du Débarquement en Normandie depuis 30 ans. Et naturellement, la perspective du 75eanniversaire l’a incité à replonger dans ses archives. Non pas par seule nostalgie mais pour partager avec le public normand ces moments d’émotion, de fraternité et de solennité. En effet pour chaque anniversaire, les grands de ce monde se sont joints aux vétérans pour les honorer : de Barack Obama au Prince Charles, de Nicolas Sarkozy à François Mitterrand, de la Reine Elisabeth à Bill Clinton… Sans oublier Steven Spielberg et Tom Hanks. 

Ces images historiques, Jean-Yves Desfoux les a ressemblées pour constituer une exposition qu’il présente à l’Atelier Les 4 Routes, un nouvel espace d’exposition à Bréville-sur-Mer qu’il vient d’inaugurer. Ce lieu est partagé avec son épouse, Christine Desfoux, qui présente de son côté ses personnages marins issus de bois flottés. L’exposition est à découvrir à Bréville jusqu’au 12 mai. Elle partira ensuite à Caen pour les festivités du 6 juin et s’installera à l’Hôtel de Ville de Jullouville pendant le Piper Opération Cobra du 31 juillet au 4 août qui se clôturera par un grand meeting aérien sur la plage.

PRATIQUE >
Atelier des 4 Routes, rue de l’Église, 50290 Bréville-sur-Mer
Du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h 30 ou sur rendez-vous au 06 28 23 94 67.
www.jeanyvesdesfoux.com

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Veterans©-John-Riedy

Un vétéran à notre table

À Port-en-Bessin, l’hôtel-château de La Chenevière a décidé de célébrer dans ses murs le 75e anniversaire du Débarquement d’une manière inédite.

À 10 mn de Bayeux et à 15 mn du cimetière américain, l’hôtel de La Chenevière est idéalement situé au cœur des plages du Débarquement. Et de ce fait, sa clientèle est très majoritairement américaine. Pour le 75e anniversaire du Débarquement, l’établissement se devait de marquer le coup en imaginant un événement inédit. Oui mais lequel ? Une exposition photo de 75 vétérans ? Oui, ce sera bien le cas. Mais une autre idée est née avec Timothy Davis, président de The Greatest générations fondation. “Ne pourrait-on pas organiser pour les clients de l’hôtel des dîners en présence de vétérans américains ?” Thomas Dicker, propriétaire du château, a été séduit par cette idée finalement toute naturelle. “Depuis sa création, La Chenevière est fréquentée par des touristes américains mais aussi par des vétérans qui aiment volontiers partager leurs souvenirs avec nos clients. Ce qui n’était jusqu’alors que des échanges informels prendra la forme de soirées organisées.” D’avril à fin novembre, grâce à la Greatest générations fondation, 17 dîners seront programmés pour permettre à chacun de partager ce moment d’émotion et de reconnaissance, en langue américaine.En Angleterre, la presse en parle déjà, mais Françoise Fauquet, responsable des relations publiques de l’hôtel, est convaincue que des Français seront aussi intéressés par cette expérience.

Steven MELNIKOFF, 99 ans

“Même si certains ont une santé fragile, les vétérans veulent venir une dernière fois et témoigner, assure Françoise Fauquet. La plupart des vétérans ont vécu une expérience inouïe avec ce débarquement, et le retour au pays n’a pas été facile. Mais ils ont une force de volonté que je trouve admirable. Steven Melnikoff (en photo), qui sera l’un de nos invités, fêtera ses 100 ans en Normandie. Comme beaucoup, il a cet attachement pour la Normandie. Si certains n’ont jamais voulu ou eu l’opportunité de revenir, ils se décident souvent à la fin de leur vie et souhaitent faire ce dernier voyage. « Nous avons déjà accueilli Lucky Henry, se souvient Françoise Fauquet. Henry fut le seul survivant de sa section à Omaha. Il a souhaité se remémorer son débarquement et retrouver l’accueil des Normands, ce que les vétérans apprécient tous. C’est primordial de les aimer, de les entourer. Ils sont touchés par la gratitude qu’on leur témoigne encore.”

PRATIQUE >
Les dîners seront précédés d’une conférence.
17 dates sont programmées du 18 avril au 28 novembre 2019.
Menu dégustation accompagné d’une sélection de vins : 190 €.
Réservation obligatoire. www.lacheneviere.com – 02 31 51 25 25

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Centre Juno Baech  expo © Mynormandie.fr

Grandes femmes dans la guerre

Réalisée par le Musée canadien de la guerre, en partenariat avec le Centre Juno Beach, cette exposition rend grâce aux femmes à travers leur contribution à l’effort de guerre.

Dans la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, les femmes sont généralement oubliées ou rarement placées dans la lumière, mises à part quelques figures de résistantes… ou de collaboratrices volages. L’exposition présentée au Centre Juno Beach de Courseulles propose une autre représentation de la guerre en l’évoquant à travers 16 beaux portraits de femmes. Ces récits ont été rassemblés pour dire ce que fut leur expérience de la guerre, par des actions modestes ou parfois des contributions héroïques. C’est le cas, par exemple, de Madeleine Verly, employée d’une compagnie ferroviaire qui, grâce à son laissez-passer, a pu recueillir de nombreux renseignements sur les activités allemandes utiles pour la Résistance. Mais les femmes contribuent aussi discrètement à l’arrière pour suppléer les hommes partis au front et pour maintenir à flot l’économie de leur pays. C’est le cas de Mary Holland et Mary Ziniuk qui ont tricoté sans relâche des chaussettes et d’autres articles de laine pour les soldats canadiens. Cette exposition relate 16 destins ordinaires ou extraordinaires de Canadiennes et d’Européennes, symboles du courage et de l’abnégation de millions de femmes qui ont vécu l’expérience de la guerre.

www.junobeach.org

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 Claire Lesourd © Mynormandie.fr

2019, une année particulière

Guide conférencière sur les plages du Débarquement, Claire Lesourd aborde sa 29e saison avec une pointe de tristesse. Le dernier hommage rendu aux vétérans cette année sera aussi un adieu.

 

Claire, vous êtes guide depuis près de 30 ans. Racontez-nous votre parcours…

Étudiante en fac de langues, j’ai débuté avec le Mémorial de Caen en intégrant la première équipe de guides quand les circuits ont été mis sur pied. J’y suis restée 13 ans et j’ai passé l’examen de guide-conférencière. J’ai intégré ensuite l’office de tourisme de Bayeux, puis en 2011, j’ai fait le saut pour devenir indépendante. Aujourd’hui, je ne suis plus contrainte de suivre toujours le même circuit et je peux personnaliser mes prestations.

 

Durant ces années, la demande de vos clients, majoritairement Américains, a-t-elle évolué ?

Oui et le changement le plus frappant concerne les vétérans eux-mêmes. Plus le temps passe, moins ils sont réticents à parler. L’urgence les pousse à témoigner. Mais ils conservent une forme de discrétion et de pudeur. J’accompagne des groupes qui sont parfois en croisière sur la Seine, et dans ce cadre, il m’est arrivé qu’un vétéran américain me prenne à part pour m’expliquer qu’il avait débarqué en Normandie. Mais il ne souhaitait pas le faire savoir aux autres. II n’avait aucune envie de devenir le héros du groupe. Pour beaucoup de vétérans, parler c’est prendre le risque de réveiller des souvenirs trop pénibles. Ceux qui embellissent leurs récits sont rarement des soldats de première ligne. J’ai le sentiment que plus on est proche des choses difficiles, moins on en parle.

 

Les familles ou l’entourage réalisent-ils l’expérience vécue par les vétérans ?

Je ne crois pas, non. J’ai accompagné des veuves dont les maris avaient disparu 4 ou 5 ans plus tôt sans pouvoir revenir. Elles ont été très impressionnées en découvrant nos plages découvertes à marée basse. Elles ont réalisé le danger. En foulant à leur tour ces plages, les récits de leurs maris sont devenus plus vivants.

 

Et les vétérans, quels souvenirs évoquent-ils ?

Ce sont toujours les mêmes : la plage, la Bataille des Haies pour les Américains, les cadavres d’animaux dans les champs, les mouches. Pour les Britanniques et les Canadiens, Caen et Falaise reviennent en mémoire. Ce sont des flashs sur des moments ou des paysages. Ces souvenirs parlent de l’événement à leur façon.

 

Durant ces pèlerinages, vous partagez l’intimité des familles probablement submergées par l’émotion…

C’est vrai et au début j’étais très affectée. On essaie de ne pas se laisser déborder par les sentiments, mais j’ai vécu des moments très forts. En 2012, j’accompagnais un groupe de neuf dames. L’une d’elles venait pour la première fois se recueillir sur la tombe de son papa tué quand elle n’avait que 7 ans. Soudain, elle s’est mise à pleurer comme une enfant, alors que c’était une femme de plus de 70 ans. Je me suis faite embarquer par l’émotion. Vous l’entendez encore dans ma voix.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le N°25 de My Normandie http://mynormandie.fr/produit/mynormandie-25/

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 Centre Juno Baex parcours jeune©Mynormandie.fr

Centre Juno Beach : Un nouveau parcours jeune public

Depuis sa création, le Centre Juno Beach ne cesse de se renouveler. À l’occasion du 75e anniversaire du Débarquement, il intègre “Explore Juno”, le nouveau parcours pour le jeune public avec des écrans tactiles. “Attention, il ne s’agit pas de les enfermer sous un casque ou derrière une console, prévient Nathalie Worthington. Le jeu, qui consiste à collecter des coquelicots à chaque bonne réponse, vient se tisser avec le reste du parcours. Donc nous n’ajoutons pas de la techno pour la techno mais nous proposons une nouvelle approche pour les 7-11 ans.” Pour l’exposition réalisée cette année en partenariat avec le Musée canadien de la guerre, un bel hommage est également rendu aux “Grandes femmes dans la guerre” depuis le début mars.

www.junobeach.org02 31 37 32 17

 

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 -Visuel dossier presse

1 000 portraits pour le D-Day

Momentanément occulté par le centenaire de la Grande Guerre, le 75e anniversaire du Débarquement se prépare activement en coulisse.

Premier à lever le voile sur les événements commémoratifs qui seront organisés pour le D-DAY, le Comité du Débarquement a décidé de rendre un hommage spectaculaire aux vétérans, résistants, et acteurs du Débarquement. 

Le principe : créer une immense galerie de portraits répartis dans les 48 communes qui ont choisi de participer à l’opération. 1 000 kakémonos seront ainsi déployés entre Sainte-Marie-du-Mont (Utah Beach) et Merville-Franceville (Sword Beach) à partir du mois d’avril jusqu’au mois de septembre 2019. Les communes de la zone d’influence du Comité du Débarquement s’engagent à reconduire l’opération pendant 5 ans. L’idée de ce déploiement est venue à Jean-Marc Lefranc, président du Comité du Débarquement, au cours d’un voyage aux USA. “J’ai découvert ce type d’exposition in situ dans la ville de Willsboro et l’idée a été jugée intéressante. Il reste à réaliser un gros travail de recherches avec les communes pour sélectionner, authentifier et dédoublonner les portraits proposés.” 

Le montage des kakémonos devra être réalisé par les services techniques de chaque commune dans un délai d’une semaine avant les festivités. Le coût de réalisation de ces kakémonos s’élèvera à 150 000 e entièrement supportés par le Comité du Débarquement qui prendra en charge également le remplacement éventuel des bâches en cas de détérioration. L’opération est labélisée par la Région pour le 75e.

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Musee Airborne Sainte-Mere-Eglise Normandie D-Day © Mynormandie.fr

75 ans après le Débarquement en Normandie, un fusil Mauser revient à Sainte-Mère-Église

L’histoire suit parfois des chemins sinueux. C’est le cas de ce fusil Mauser n°41445 D ayant appartenu à un soldat allemand mort au combat sur la place de Sainte-Mère-Église. Récit.

Le 6 juin 1944, le parachutiste « Ed » appartenant à la 101eAir Force est largué au-dessus de Sainte-Mère-Église, mais quand il touche le sol, sa jambe se brise. Incapable de se relever, il git sur la place du village à côté du corps d’un allemand. Malgré sa blessure, il décide de subtiliser son arme, un fusil Mauser. Pour « Ed », la guerre est déjà finie. En fin de journée, il est évacué sur la plage, puis il embarque vers l’Angleterre pour recevoir des soins. Dans sa couverture de survie, le Mauser est bien dissimulé et commence pour lui un long voyage…

Un trophée de guerre à Miami

Rapatrié aux USA, « Ed » se rétablit en Floride. L’ex-para, qui reste handicapé par sa blessure (une jambe plus courte que l’autre) entre dans la société Texaco. Son adjoint est un Français, Daniel Chiron. Durant leur carrière, les deux hommes nouent des liens solides et lorsque « Ed » est touché par un cancer, il fait venir son ami pour lui avouer un regret : « J’ai récupéré ce fusil Mauser en Normandie au pied de l’église de Sainte-Mère. J’ai fait une grosse connerie, il faut que tu le ramènes en France ! » Le fusil change de mains, mais Daniel Chiron est embarrassé par cette arme de guerre. En 2011, il souffre lui-même d’un cancer. À son tour, il révèle à un autre collègue et ami, Jean-Claude Pellerin, l’existence de cet héritage encombrant : « Je suis malade et je ne pourrai par ramener ce fusil en France comme me l’a demandé « Ed » ».Le fusil change encore de mains. Mais ce n’est pas fini. Jean-Claude Pellerin n’a pas plus de chance puisqu’il est frappé par un AVC. Il confie l’arme à Michel dit « Papotin » qui a pour mission de trouver un lieu de destination pour le Mauser. Son choix se porte finalement, et en toute logique, sur le musée Airborne de Sainte-Mère pour un retour au point d’origine. Sous l’escorte d’un ancien commandant de gendarmerie, le 24 octobre dernier, les volontés de Ed sont enfin respectées, près de 75 ans plus tard. Fin de l’histoire ? Pas encore. Le musée espère retrouver l’identité du soldat américain et celle du soldat allemand, pour essayer de réunir les deux familles lors du 75eanniversaire du Débarquement. L’enquête ne fait que commencer…

Musee Airborne Sainte-Mere-Eglise Normandie D-Day © Mynormandie.fr

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