Chai à vin de Rouen – Un nouvel appel à projets en 2016

Posté le : 04-12-2015 - Écrit par : - Dans la catégorie : Non classé
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Isolé sur la presqu’île Waddington, l’ancien chai à vin de Rouen a perdu toute raison d’être (économique) depuis sa fermeture en 1981. Pour lui donner une chance de reprendre vie, HAROPA – Port de Rouen a lancé en 2014 un appel à projets resté infructueux. Une nouvelle tentative est annoncée pour début 2016.

Dans le patrimoine portuaire de Rouen, il y a les marégraphes, bien connus, et les docks, dont bon nombre ont été réhabilités ces dernières années. Mais il y a aussi le chai à vin, un bâtiment esseulé sur la presqu’île Waddington. En brique rouge et béton armé, il n’est certes pas l’édifice le plus séduisant. Depuis qu’il n’est plus affecté au négoce du vin en vrac, il se fond dans le paysage portuaire et glisse lentement dans l’oubli. Il ne faut pourtant pas se fier aux apparences car ceux qui ont pu le visiter en sont restés bouche bée.

Le chai à vin a fermé en 1981, après 30 ans d’exploitation et a été méthodiquement sapé par les voleurs de métaux. Néanmoins, il a conservé cette architecture stupéfiante et il représente plus que jamais un élément de mémoire que le Port de Rouen souhaiterait valoriser grâce à une nouvelle affectation. “C’est dans ce but que nous avons lancé, de notre propre initiative, un appel à projets en 2014”, rappelle Régis Soenen, directeur Aménagement territorial et Environnement au Grand port maritime de Rouen. “Malheureusement cet appel n’a pas permis de trouver un investisseur de taille pour porter financièrement le coût de la réhabilitation. En 2016, un nouvel appel à projets sera lancé, cette fois par la Ville de Paris pour élargir son rayonnement (le chai de Rouen étant compris dans l’Axe Seine). Cet appel à projets aura une portée nettement plus large et la volonté politique est d’ouvrir tous les champs possibles car on sait que la contrainte première est la structure même du bâtiment qui s’impose d’emblée aux investisseurs.” Il n’y aura donc pas de limites à l’imagination ni de restrictions sur la nature des activités qui pourront être proposées. La structure en croix, qui est spécifique au chai, est effectivement assez complexe à exploiter car tous les murs sont porteurs. “Si on touche à l’intérieur du bâtiment, on touche nécessairement à sa structure”, rappelle Régis Soenen. “Selon les projets envisagés, la structure sera le coefficient multiplicateur des coûts de réhabilitation.”

 

Le chai est-il à vendre ?

Le Port de Rouen n’exclue pas de céder le bâtiment. Quel en serait le prix ? Régis Soenen explique que celui-ci n’est pas déterminé pour l’instant. “Ce qui importe, c’est la capacité d’investir 10 à 15 millions d’euros pour réhabiliter le bâtiment. Le prix n’est donc pas prioritaire. Dans tous les cas, le Port recevra une redevance sur le terrain d’assiette qui restera sa propriété.” Qu’adviendra-t-il du chai si ce nouvel appel à projets ne permet de désigner un heureux élu parmi les candidats ? Sa destruction n’est pas envisagée pour l’instant car elle coûterait de 3 à 4 millions d’euros. “Si on ne trouve personne pour investir, on ne trouvera personne non plus pour le démolir. Le chai attendra simplement une nouvelle opportunité. Avec une telle structure, il peut patienter deux siècles s’il le faut”, s’amuse Régis Soenen qui ne considère pas le bâtiment en danger. L’appel à projets sera publié en début d’année par la Ville de Paris et les copies seront à rendre avant l’été 2016. “Je suis optimiste, confie le directeur de l’Aménagement. Je reçois une idée par semaine, deux nouveaux projets rouennais viennent de se faire connaître, le bâtiment est encore présent dans la mémoire… En changeant d’échelle, ce nouvel appel aura cette fois une publicité internationale.“ Affaire à suivre…

 

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